|
Aurèle Stroë |
éditions musicales européennes | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
| |||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Né
à Bucarest en 1932, Aurèle Stroë fait ses études au
Conservatoire Supérieur de sa ville natale (écriture,
composition, musicologie). Entre 1962 et 1975, il enseigne
l'orchestration au même Conservatoire où, à
partir de 1974, il conduit sa propre classe de composition jusqu'en
1985. il vit à Manheim depuis 1986.
Aurèle
Stroë a
étudié avec Stockhausen, Ligeti et Kagel, et
enseigné la composition et l'orchestration à Bucarest.
Il a travaillé à l'Université de cette ville sur
l'utilisation des ordinateurs dans la composition musicale ; aux
Etat-Unis sur les divers aspects de la musique électronique ;
à Berlin, invité par le "Deutscher Akademischer
Austauschdienst en 1972-73, comme compositeur en résidence ;
à l'Université d'Illinois à Champaign-Urbana
(U.S.A.), comme "visiting Professor". Il a tenu des cours au
Darmstädter Ferienkurse en 1986 et 87.
Aurèle Stroë est une figure impressionnante et attachante de la musique contemporaine. Considéré comme chef de file de la musique roumaine, ses oeuvres sont des événements du « monde sonore » ; les énergies qui s'y déploient sont inouïes et la musique, sans cesse en animation, témoigne de la force et de la vitalité de ce compositeur défiant les principaux courants musicaux.
Persécuté par l'ancien régime de Ceauscescu, amené à s'enfuir aux Etats-Unis puis en Europe, Aurèle Stroë aurait pu vivre, après la révolution de décembre 1989, l'existence confortable et paisible d'un artiste reconnu et presque officiel, s'il n'avait quelque temps après, publiquement condamné et avec une rare virulence, les exactions violentes de la « milice du peuple », manipulée par les hommes forts en place, et qui terrorisait alors la population de Bucarest.
Philisophe, mathématicien, linguiste, musicologue, auteur d'une ¦uvre considérable, Aurèle Stroë a écrit entre autres le Concerto pour violon, ainsi que le Concerto pour accordéon et ensemble créé au Festival Musica en 2001.
|
"et surtout un
singulier mais superbe Concerto pour accordéon du Roumain, Aurèle
Stroë"
(à propos de la création du Concerto pour
accordéon et ensemble de solistes au Festival Musica,
Strasbourg 2001)
Patrick Szernowicz, Le Monde de la Musique (Novembre 2001)
"C'est au Festival de Royan que j'ai pu entendre pour la première fois sa musique, en 1972 peut-être. Il s'agissait de Canto II. Magnifiquement dirigée par Alain Louvier, la pièce ouvrait le concert. Cette pièce était écrite pour un orchestre symphonique tout à fait particulier, surtout dans sa disposition qui résultait de l'addition d'une multitude de micro-formations. Cette pièce sonnait comme nulle autre. Aurèle fut très applaudi, puis on n'entendit plus parler de lui durant sept ans, absent de tous les concerts en France.
Il est vrai que la tendance commence à s'inverser. Sa musique, qui avait beaucoup de mal, il y a dix ans à susciter la confiance des organisateurs, parce qu'on l'amalgamait à certaines musiques néo-modales ou passéistes d'autres compositeurs de l'Est, est enfin perçue dans toute sa modernité et sa singularité. La musique de Stroë ne ressemble à aucune autre, il use de matériaux sonores qui lui sont bien personnels : matériaux qui naissent souvent de conflits engendrés par différents systèmes d'accords ; sa métrique comme ses superpositions de tempi sont d'une grande invention (qui n'est pas d'ailleurs sans poser des problèmes aux chefs d'orchestre !), c'est aussi un compositeur qui écrit dans des univers non tempérés avec une efficacité que je n'ai jamais rencontrée depuis, enfin et surtout sa musique touche profondément l'auditeur."
Bernard Cavanna (extrait de l'interview accordée à B. Serrou, collection A la ligne, ensemble 2e2m)
Aurel Stroe, musicista rumeno, ha estratto alcuni frammenti di quel testo e li ha intonati, cosi come sono stati scritti, in greco antico. L'impatto è seducente : quella splendida lingua ci parla ancora come fosse la nostra, attualissima. La complessa struttura musicale e metrica del greco è sottoposta da Stree a una sorta di estraniamento che affonda i suoi modelli in diverse culture musicali, ma l'effeto sull'ascoltatore, immediato, richiama se mai Le nozza di Stravinsky.
Incredibile pero la ricchezza di formule d'intonazione, e la varieta dei ritmi, ossessivi, ma mai ripetitivi. Un solo strumento, eco quasi dell'antico aulos, costituisce tutta l'orchestra : ed è il sassofono, usato quasi in tutta la gamma della sua famiglia, dal contrabbasso al sopranino. (Festival RomaEuropa 1990)
Dino Villatico (La Republica, 19/7/1990)
|
Arcades for grand orchestra, 1962-63 (Orch.
Cilnematografiei, cond. C. Bukgeanu, Bucarest 1964)
Editura Muzicala, Bucarest, 1965.
Canto
I, 1967
(Festival G. Enescu, Orch. Radio, cond. M. Elenescu, Bucarest
1970)
Editions Salabert, Paris, c 1971.
Canto
II, 1971
(Festival en Royan, Orch. de Paris, cond. A. Louvier,1972)
Editions Salabert, Paris