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Alberto Posadas |
éditions musicales européennes | |||||||||||||||||||||||||||||||||
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Alberto Posadas est né en 1967 à Valladolid (Espagne). Il a étudié la composition avec Francisco Guerrero.
Ses oeuvres sont créées dans différents pays (France, Autriche, Canada, Belgique, Angleterre, Portugal, Hongrie, Espagne...) par des ensembles ou des orchestres aussi prestigieux que le quatuor Diotima, Arditti String Quartet, l'ensemble Court-Circuit, le Nouvel Ensemble Moderne, le Xenakis Ensemble, l'Orchestre National de France dirigé par Pascal Rophé, l'Orchestre Philharmonique du Luxembourg dirigé par Arturo Tamayo.
Ceci, lors de concerts ou de festivals tels : Festival Musica (Strasbourg), Wiener Musikverein (Vienne), Encontros Gulbenkian (Lisbonne) ou Ars Musica (Bruxelles). C'est précisément à ce dernier, qu'il gagne en 2002 le Prix du public pour son quatuor à cordes A silentii sonitu.
Alberto Posadas a reçu des commandes des festivals de Strasbourg et Bruxelles, ainsi que de l'ensemble Intercontemporain, après avoir été sélectionné par le comité de lecture 2003/04 de l'Ircam/EIC.
Alberto Posadas enseigne l'harmonie et l'analyse au Conservatorio de Música de Majadahonda (Madrid).
Trois lignes compositionelles s'entrelacent dans les différents opus de son oeuvre :
La première est basée sur l'utilisation de processus mathématiques pour l'élaboration du matériau musical, en commençant par des systèmes combinatoires qui tendent vers la mise en oeuvre de la théorie fractale. Cette rencontre entre mathématiques et musique vient d'une volonté de traduire et d'adapter à la musique certains systèmes qui régulent la nature. On retrouvera cette voie dans Apeiron pour orchestre, A silentii sonitu pour quartuor à cordes ou Invarianza pour ensemble.
La seconde prend en compte les possibilités acoustiques de chaque instrument, au niveau microscopique du grain sonore, pour la génération et le contrôle du matériau musical. Ceci se retrouve particulièrement dans des pièces solo telles Eridsein pour flûte, Sínolon pour clarinette ou Anábasis pour saxophone ténor.
Enfin, la troisième tente d'établir une association entre espace et temps ou, ce qui revient au même, entre architecture et musique. Pour ce faire, sont utilisées comme modèle pour l'établissement des différents paramètres musicaux des quotes et des proportions en provenance de pyramides égyptiennes. Cette façon de travailler marque des pièces telles Snefru pour accordéon et électronique ou Nebmaat pour saxophone, clarinette et trio à cordes.
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ÁPEIRON
(1993)
"Ce qui comprend et gouverne toute chose". C'est ainsi que
Anaximandre définissait to ápeiron ou le commencement
de tous les êtres. Par ce mot qui désigne
littéralement "ce qui ne connaît pas de limites",
Anaximandre fait moins allusion à un infini physique que
mental. Pour mieux comprendre cette acception nous pourrions parler
ici d'un infini se développant dans un espace fini. C'est sur
ce paradoxe que repose aujourd'hui la musique fractale. Les profils
d'une figure fractale, par exemple, tendent vers l'infini et sa
dimension est définie par un nombre irrationnel. Le même
ordre se reproduit à des niveaux chaque fois inférieurs
ouvrant ainsi des paysages constamment nouveaux. Alberto Posadas s'est appuyé sur cette
idée stimulante pour écrire Ápeiron
Dans cette oeuvre il donne vie à un univers sonore qui, partant d'une information basique, se replie sur lui-même dans des formes toujours créatives. Pour y parvenir, Alberto Posadas a eu recours à des moyens conceptuellement comparables à ceux de son maître Francisco Guerrero. Toutefois, leur mise en pratique et les instruments utilisés répondent à des choix totalement personnels. Les seize notes dont se compose le point de départ constituent une sorte de matrice qui structure la composition à tous les niveaux. Le graphique de la composition est globalement défini par deux courbes. La courbe inférieure est tracée par cette "matrice", tandis que la courbe supérieure est une compression de celle-ci qui s'exécute d'abord en rotation puis en inversion rétrogradée ensuite.
L'ensemble est régi par le nombre quatre : les seize notes de la matrice, et les quatre sections divisées en quatre sous-sections dont est constituée la pièce. La première partie introduit un à un les seize sons utilisés. Les unissons produits à partir de ceux-là sont fractionnés par de légers décalages de timbre et par des attaques ou des modifications micro tonales. Le discours se développe horizontalement et verticalement en un jeu d'opposition de masses et de densités. Les percussions, les attaques et les brèves interventions rythmiques agissent en tant qu'éléments dynamisants au sein d'une structure qui évolue lentement et progressivement vers une ouverture du spectre sonore. Dans la deuxième partie, la matrice acquiert le sens de "cristallisation mélodique" et subit des transformations d'ordre plus topographique que mélodique. En effet, il s'agit de compressions et d'élargissements, allant de la plus grande à la plus petite expression, qui se modèlent à des niveaux de plus en plus subtils. La troisième partie est un contrepoint qui, glissant entre les différentes familles instrumentales, confère de la vitalité au tissu orchestral interne et s'imbrique avec de nouveaux développements de la matrice. Dans la quatrième partie, on assiste à un déplacement progressif du matériau vers des registres extrêmes ; en effet, le registre central s'efface pour laisser la place à une grande transparence de timbre, très caractéristique de la manière dont s'achèvent souvent les oeuvres de Posadas (Memoria de "no existencia,", In memoriam Francisco Guerrero). Il s'agit là d'une empreinte sonore qui occupe la texture immatérielle des harmoniques supérieures, un tracé presque platonique du son en tant que construction supérieure. Dans ce reflet simultané des perspectives, le poids est au dessus, la légèreté en dessous et la limite à l'extérieur de l'illimité. Dans Ápeiron la biologie du son se reflète à travers les propriétés de la nature fractale. La richesse de ses jeux de timbres et de ses densités dessine un espace en constante mutation et néanmoins homogène. L'écoute de cette oeuvre nous maintient rivés à la matrice, fidèles à la même rive.
Stefano Russomanno, avec l'aimable autorisation du Festival Musica, Strasbourg
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Alberto
POSADAS
Memoria de "no
existencia" pour piano et
électronique
Jean Pierre Dupuy, piano
Le piano
diversiforme
Ars Harmonica - Ref. RO2 / AH189
Alberto
POSADAS
Anamorfosis (2006) pour grand ensemble
Schönberg
Ensemble Amsterdam
dir. Reinbert de Leeuw
CD NEOS 10727
Donaueschinger Musiktage 2006 Vol. 4
Mauricio Kagel (1931) - Alberto Posadas (1967)

Snefru pour accordéon et électronique
Esteban Algora
(accordéon)
CD
Confluencias
SRD-289 (Tañidos, several
records)
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Postludio, pour ensemble, 1993 [1.1.1.1./1.1.1.0./Pno/2.1.1.1] - Festival Ars Musica 93, Bruxelles (Xenakis Ensemble, dir. D. Masson)
Liturgia de silencio, pour flûte, bande et électronique live, 1995 - Budapes (Matuz István), 1997
Memoria de "no existencia" pour piano, bande et électronique live, 1997 - Círculo de Bellas Artes, Madrid (Jean-Pierre Dupuy) , 1998
Gethsemani, for 12 voices,1990 [4-4-4-4]