Bernard Cavanna

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mise à jour : 26 Juin 2007

compositeurs européens

CZ

Ondrej Adámek

D

Carsten Hennig
Johannes Schöllhorn
Mathias Spahlinger

E

Alberto Posadas

F

Bernard Cavanna
Joël-François Durand
Suzanne Giraud
Octavio López
Alain Louvier
Frédérick Martin
Paul Méfano
François Narboni
Thierry Pécou
Philippe Schoeller

I

Aureliano Cattaneo

RO

Aurèle Stroë

CH

Gérard Zinsstag

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Bernard Cavanna est né en 1951 à Nogent sur Marne. Il commence à l'âge de neuf ans des études de piano et se passionne très tôt pour la composition qu'il travaillera principalement en autodidacte, ponctué par des rencontres et des échanges avec les compositeurs Henri Dutilleux, Aurel Stroë, Paul Méfano et Georges Aperghis, qui l'encouragent par ailleurs fortement. Il suit aussi des cours de musicologie à Paris VIII notamment sous la direction de Francis Bayer.

Il reçoit en 1984 la bourse annuelle de la création et est nommé l'année suivante pensionnaire à la Villa Médicis à Rome.

Attiré par l'image et la scène Bernard Cavanna est amené à travailler pour le théâtre avec Jean Gillibert, Antoine Vitez, Stuart Seide, Daniel Martin, pour la danse avec Caroline Marcadé et Angelin Preljocaj, pour le cinéma avec Pierre Henry Salfaty et Alain Fleischer avec lequel il collabore régulièrement depuis plus de dix ans.

Auteur de diverses pièces vocales et instrumentales dont Goutte d'or blues pour saxophones, Jodl pour orgue, clavecin ou deux pianos, il compose notamment Io (d'après un fragment du Promethée d'Eschyle) pour voix et dix instruments, l'opéra La Confession Impudique d'après le roman de Junichiro Tanizaki (créé en 1992 à Strasbourg et Nanterre/Amandiers, dans une mise en scène et adaptation de Daniel Martin) et Messe un jour ordinaire) oeuvre s'articulant principalement autour de deux textes : celui du rituel de la messe et la parole dérisoire et minime d'une jeune femme à la dérive, oeuvre qui fut donnée de nombreuse fois avec l'ensemble Ars Nova sous la direction de Philippe Nahon. Cette oeuvre a reçu en 1998 le Prix SACEM pour la meilleure oeuvre contemporaine.

À partir de 1994 il compose Fauve pour violon seul, puis le Trio avec accordéon préfigurant ainsi un projet plus vaste pour violon et orchestre en commande pour l'Orchestre Philharmonique de Radio France et la violoniste Noëmi Schindler, oeuvre qui fut créée le 13 février 1999 à Paris.

Avec cette oeuvre, Bernard Cavanna fut lauréat de la Tribune des compositeurs de l'UNESCO et obtient en février 2000 une Victoire de la musique.

Après avoir repris le travail sur l'opéra la Confession impudique pour la nouvelle production de l'Arcal mise en scène par Gustavo Frigerrio sous la direction d'Olivier Dejours, Bernard Cavanna reprend également les mêmes textes pour l'écriture des Sept chants cruels pour soprano et orchestre dont trois seront donnés en création avec l'Orchestre National des Pays de la Loire en octobre 2000. Il compose aussi un spectacle destiné au jeune public Raphaël reviens d'après un texte de Michel Beretti dans une mise en scène de Christian Gangneron. Actuellement, après avoir terminé l'écriture des cinq pièces pour harpe, il travaille sur une pièce pour grand orchestre en commande pour l'ONPL. Il dirige depuis 1987 l'école nationale de musique de Gennevilliers.

Commandes : état, festival d'Avignon, Radio France, compagnie Angelin / A. Preljocaj, Arcal, ONPL.

Prix SACEM 1998 de la meilleure création contemporaine pour Messe un jour ordinaire.

Victoire 2000 de la musique contemporaine pour le Concerto pour violon (7e Victoires de la musique)

Grand Prix Musique SACD 2007

 

 

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IN TEXTO

Force est de reconnaître à la musique de Cavanna une efficace unité organique avec son sujet et une immense séduction de timbre. Principaux responsables de cette mouvance sonore d'un raffinement inouï (bien-faits de l'enseignement de Dutilleux ?), le bandonéon (vecteur de la mélancolie ou catalyseur des coups de rein instrumentaux) et la bande magnétique (remarquablement ciblée sur le rapport texte/musique sans inutiles effets electro-acoustiques) soutiennent avec humilité l'expression reine dévolue à la voix et dominée dans la distribution par le Mari de Jean Segani. La Confession impudique apporte quelque chose de neuf au lyrique contemporain.

Pierre Gervasoni - Diapason, septembre 1992

 

Dans Messe un jour ordinaire, les paroles rituelles contaminées par la modestie du propos de Laurence, une jeune droguée sortie de prison, perdent de leur certitude, et ne tardent pas à vaciller, à douter d'elles-mêmes ou à tomber dans une sorte d'hystérie théâtrale ou de fanatisme collectif. Mais la puissance expressive de l'oeuvre tient avant tout à la musique : au traitement prosodique, notamment dans le rôle de Laurence (Isa Lagarde), au contraste théâtral qu'elle offre par rapport au chant baroque et belcantiste des deux solistes (Peggy Bouveret et Terence Robertson), à l'originalité de l'écriture chorale et à la finesse de conception de l'ensemble instrumental. Les lignes directrices de la partition ne sont jamais confuses, malgré la complexité de la masse instrumentale, et le choeur, qui glisse de l'austérité rituelle à la frénésie, ne dérape jamais dans l'informel. Cavanna a composé là un opéra grave, expressionniste et grinçant, qui ne parle pourtant que de ce que nous voyons chaque jour.

Jacques Bonnaure - La lettre du Musicien, septembre 1996

 

[...] Cavanna est un musicien doué, éloquent, dont la force d'écriture agit et se déploie dans un climat de féroce expressivité.

Jean Emmanuel Fousnaquer - Le Monde

 

Cavanna fascine par une très prenante dérive (chromatique jusque dans les micro-intervalles). L'oeuvre s'ouvre sur une course-poursuite entre l'orchestre et l'instrument soliste mais ne sacrifie pas aux conventions de l'animation haletante. Accessible au premier degré d'une lutte désespérée, la musique n'en est pas pour autant simpliste. Sa lisibilité immédiate se double d'une profondeur émotionnelle particulièrement fouillée, comme en témoigne, par exemple, le travail effectué par le compositeur sur un fond orchestral toujours mouvant afin d'engloutir le violon mais aussi de le fuir dans une même poussée pathétique.

Pierre Gervasoni - Le Monde, Février 1999

 

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Goutte d'or Blues - D. Kientzy, ADDA
Jodl pour orgue - P. Bousseau, ADDA

Messe un jour ordinaire, Fauve, Trio avec accordéon - Ensemble Ars Nova, Trio Aller-retour, N. Schindler, MFA Radio France. (MFA 216025)

Film Portrait sur le périphérique réalisation A. Fleischer.

Concerto pour violon et orchestre / Trois chants cruels
Noëmi Schindler, violin - Rayanne Dupuis, voix - Hubert Soudant, direction
Orchestre National des Pays de la Loire - nocturne diffusion
(S201 - NT 094)

Raphaël, reviens !
opéra pour jeune public de Bernard Cavanna
d'après un livret de
Michel Beretti
CD SOUPIR S-208 - un disque MFA

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REPERES

aux Editions Salabert :
Canzone pour flûte à bec, Htb., Vlc. et Clav., 1978
Jodl pour Clav., Org. ou 2 Pnos, 1980-83
Goutte d'or Blues pour Sax Sop. solo + 12 Sax. (ou bande) 1985