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cd Bernard Cavanna - Messe un jour ordinaire |
éditions musicales européennes | ||||||||||||||||||||||||||||||||
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Bernard Cavanna MFA 216025 (Radio France) TRIO AVEC
ACCORDEON MESSE UN JOUR
ORDINAIRE FAUVE Ensemble Ars Nova |
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Le
Répertoire des disques Septembre 1998 - R10 |
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Un pari humaniste
sous forme de messe satirique La longue ovation réservée à Cavanna en fin de concert lui a sans doute rappelé celle reçue en décembre 1992 non loin de là (au Théatre des Amandiers) pour La Confession impudique, rare réussite contemporaine dans le genre de l'opéra. La Messe, un jour ordinaire (disponible avec le Trio sur un disque MFA-Radio France) ne saurait toutefois passer pour une tentative de renouvellement de la musique religieuse. Du conditionnement
communautaire L'oeuvre de Cavanna, qui, par son principe de fusion des esthétiques, rappelle un peu la Sinfonia de Luciano Berio et, beaucoup, le Requiem pour un jeune poète de Bernd Aloïs Zimmermann (où figure également une symbolique confrontation de l'orgue et de l'accordéon), repose sur une écriture d'une remarquable efficacité ; dans le détail cinglant comme dans l'organisation dramatique, dans l'usage des timbres instrumentaux comme dans le traitement vocal (en particulier pour Laurence, qui évolue entre parler-chanter passe-partout et expression mélismatique très inspirée). Dirigés avec conviction par Philippe Nahon, l'enthousiaste formation estudiantine Dix de Choeur, le très plastique ensemble Ars Nova et les trois solistes emblématique (le ténor inquisiteur Ian Honeyman, la soprano imprécatoire Susan Narucki et l'humble Isa Lagarde, Laurence ennoblie par l'errance soumise) attestent que le pari humaniste de Cavanna valait bien une messe. Pierre Gervasoni Le Monde : http://www.lemonde.fr |